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Maison Garren

Un pavillon ouvert sur le paysage à chaque cycle, du premier matin aux nuits étoilées, de l’été à l’hiver.
Le haut désert du centre de l’Oregon offre une richesse rare: le ski au lever du jour, le vélo dans l’après-midi, puis le ciel étoilé lorsque la nuit tombe. Dans un tel paysage, une maison ne peut se limiter à protéger de l’extérieur; elle doit offrir de multiples façons d’y être présent, au fil des heures et des saisons. Le High Desert Pavilion est conçu autour de cette idée fondamentale. Trois murs parallèles orientent la maison vers les horizons et fragmentent le terrain en une succession d’espaces extérieurs distincts, prolongeant une emprise bâtie volontairement compacte au cœur du paysage. Un mur-échine revêtu d’acier structure le plan: il organise la séparation entre espaces publics et privés tout en captant les couleurs intenses et les textures changeantes du désert environnant. Les lignes de toiture basses répondent au climat par une stratégie solaire passive, tandis que chaque espace extérieur est précisément associé à un moment particulier: la terrasse nord-est accueille la lumière du matin, la terrasse sud accompagne les repas et la chaleur du soleil hivernal, le vide central offre un refuge ombragé durant l’été, et la terrasse privée de la chambre devient un lieu dédié à la lecture et à la contemplation des étoiles.
Type : Résidential, International
Surface : ~300 m²

Année : 2007
Localisation : Oregon, USA
Équipe de projet : Peter Jahnke, Eric Meglasson
Photos : Peter Jahnke, Bob Woodward, Alan Brandt

Chaque heure a sa place

La terrasse nord-est capte le lever du soleil. La terrasse sud, protégée par un débord de toiture dimensionné pour le soleil d'hiver, reste assez chaude pour s'asseoir dehors même par grand froid. La terrasse privée attenante à la chambre est faite pour la lecture et les étoiles. Chaque espace est accordé à un moment de la journée.

Chaque saison a sa pièce

En hiver, le débord sud inonde la terrasse de soleil bas, protégée des vents d'ouest dominants. En été, le vide intérieur, une cour creusée dans le plan, offre une ombre fraîche et un dehors à l'abri de la pleine force du soleil désertique.

 

Trois murs, une épine

Trois murs parallèles organisent les vues et définissent des pièces extérieures, prolongeant la petite emprise du bâtiment dans le paysage. Un mur-épine habillé d'acier divise le public du privé et ancre la composition, ses surfaces saturées faisant écho aux couleurs et textures du site désertique.