annexe à une habitation existante

Annex à Biron

Une pièce qui regarde le ciel, non la rue.
Le site n'était pas généreux. Une bande étroite entre la maison existante et la route, déjà occupée sur le plan par un abri voiture autorisé, limitrophe d'un voisin d'un côté, bordée par la circulation de l'autre. Le programme demandait un espace de vie, une chambre, une salle de bain — un endroit où vivre, pas seulement s'abriter.
La solution emprunte à la logique de la cour. Un mur de briques continu longe la route, tenant à distance le bruit et le regard des passants. Derrière, le volume s'ouvre entièrement vers le haut — une bande vitrée court sur tout le périmètre en tête de mur, laissant entrer le ciel, la canopée, et l'arc complet du soleil tout au long de la journée. L'intimité est totale. La lumière est abondante. La contradiction se résout discrètement.
Depuis la rue, l'extension est un muret de briques bas, discret, sans prétention. De l'intérieur, c'est autre chose : une pièce enveloppée de maçonnerie à hauteur des yeux, ouverte sur le ciel au-dessus. L'architecture ne se montre pas. Elle fonctionne, simplement, et fonctionne bien.
Type: Résidential, Conceptuel
Surface: ~50 m²

Année: 2026

Localisation: Biron, Belgique
Équipe de projet: Peter Jahnke, Eric Meglasson

Le Mur Comme Cadeau

Le mur de briques côté route est le premier geste du projet, et le plus important. Il n'est pas défensif — il est libérateur. En fermant complètement la rue à hauteur des yeux, il permet à l'intérieur de s'ouvrir dans toutes les autres directions : vers le haut dans le ciel, vers l'extérieur à travers le verre en direction du jardin privé, et vers l'intérieur vers la chaleur de la maison existante. Le mur qui semble soustraire devient la condition de tout ce que l'espace gagne.

Le Ciel Comme Plafond

Le bandeau vitré qui court sur tout le périmètre du volume fait quelque chose de précis : il sépare le toit du mur, laissant le plafond paraître flotter. À l'intérieur, l'occupant est enveloppé mais jamais enfermé. Le soleil trace son chemin quotidien complet le long du bandeau vitré — à l'est le matin, au sud à midi, à l'ouest au crépuscule — et la pièce enregistre chaque changement. Un espace sans vue a, en réalité, la plus grande vue qui soit.

 

Brique sur Brique

L'extension parle le même langage matériel que la maison qu'elle rejoint. Non par pastiche, mais par courtoisie. La même brique rouge, le même appareil, une base continue qui fait paraître le nouveau volume trouvé plutôt qu'ajouté. Ce qui distingue l'extension n'est pas son matériau mais sa coupe : là où la maison s'élève en deux niveaux sous toiture pentue, l'ajout se pose bas et horizontal, un contrepoint tranquille qui gagne sa place sans demander l'attention.